Top 50 albums 2009

Top 50 albums 2009
Etienne JaumetNight Music
20.

Déjà connu depuis un moment de la scène électro avec son groupe Zombie Zombie, Etienne Jaumet profita de cette année pour enfin sortir son premier album, produit par l’inénarrable Carl Craig. Sombre et languissant, Night Music se laisse insidieusement s’apprécier au gré de ces ballades électroniques en forme de voyage solitaire et dérivatif.

PhoenixWolfgang Amadeus Phoenix
19.

A chacun de leurs albums, on crie au coup de cœur immédiat, parfois hâtivement, au chef-d’œuvre comme lorsque s’opère un enchaînement « Lisztomania » / « 1901 » indémodable. Phoenix semblera toujours adoré, jamais adulé, constamment relégué aux rôles de talentueux entertainers. Phoenix ne réinvente rien, et pourtant, en partant des mêmes bases que toute la populace musicale indie-rock, ils parviennent à rester bien au-dessus d’une mêlée pourtant déjà bien talentueuse.

The Strange BoysThe Strange Boys And Girls Club
18.

The Strange Boys fait dans le garage lo-fi sans retenue. Brut et vrombissant, The Strange Boys And Girls Club fait part belle aux guitares criardes et au chant saturé. Cela pourrait vite devenir énervant si les quatre énergumènes n’avaient pas dans leurs bagages des mélodies efficaces et solides. Faussement sales et débraillés, The Strange Boys est plutôt un étrange projet qui rassemble fibre indie et mentalité slacker.

Kid CudiMan On The Moon : The End Of The Day
17.

On sent au flow de Kid Cudi qu’il aurait pu devenir un parfait MC au son hip-hop des côtes. Il choisira pourtant de prendre la tangente, et prendre la direction d’une créativité trans-genres, et surtout sans bornes. Man On The Moon : The End Of The Day est une œuvre dense, mais à la légèreté fabuleuse. Le Kid ne s’appose aucune limite et déambule libre dans son univers construit de mille pièces, où se côtoient songe et virtuosité.

The Pains Of Being Pure At HeartThe Pains Of Being Pure At Heart
16.

Les Pains Of Being Pure At Heart ne seront pas passés par la petite porte. Intronisés avec leur album homonyme comme nouvelle sensation pop-rock, affublés de toute comparaison possible, il ne pourra cependant leur être retiré, la grande qualité de ce premier album. Immédiat et volontaire, il aura longtemps rythmé un début d’année qui avait pourtant démarré sur les chapeaux de roues.

AnnieDon’t Stop
15.

Annie est revenue ! Une joie non feinte s’anime ainsi depuis le temps écoulé et la sortie d’Anniemal. Si à l’époque, Annie faisait office d’allumée anachronique, icône avec Robyn d’un folklore scandinave lointain, la deuxième partie de la décennie s’est transformée en ode éparse et confuse aux années quatre-vingt. Annie ne revient plus désormais comme exception, mais comme fruit du temps. Pourtant, par la créativité, l’audace, ainsi que la générosité et l’intégrité d’Annie, Don’t Stop n’aura pas eu d’égal en cette année de fin de bal.

Dead Man’s BonesDead Man’s Bones
14.

Comme dans Half Nelson, son seul bon film, Ryan Gosling, son regard et sa voix tombants, incarne au sein de Dead Man’s Bones un désenchantement permanent, ponctué de grâce juvénile, sorte d’appels d’air réguliers dans cet environnement sépulcral. Le contraste fort, sur lequel repose le principe même de Dead Man’s Bones, est la clef d’un combat des bas-fonds, de l’insoumission presque croyante face à l’appel du vide insondable.

Harlem ShakesTechnicolor Health
13.

Sous forme d’étoile filante sur la scène indie-rock lors de cette année écoulée, Harlem Shakes disparaît déjà, tandis que Technicolor Health avait de quoi rester pour un moment encore l’album de non-soucis. Vous savez cet album qui nous défoule, qui nous fait secouer la tête en espérant que nos problèmes en tomberont d’un coup. Harlem Shakes nous aura suivi longtemps, en effet, tandis que l’on n’en finit plus de dodeliner du crâne.

Jazz LiberatorzFruit Of The Past
12.

Véritable coup de coeur l’année passée avec leur premier album Clin d’Oeil, maturé par l’expérience de nos trois Meldois, les Jazz Liberatorz ne perdent désormais plus leurs temps et récidivent avec Fruit Of The Past. On ne le pensait pas alors possible, mais ce second album est encore bien plus riche, tout en bénéficiant des mêmes qualités intrinsèques du groupe. Soigneux mélange de old-school et de jazz ambiant, Fruit Of The Past se laisse croquer à pleine dents.

FanfarloReservoir
11.

Forts d’orchestrations fastes mais non alambiquées, Fanfarlo se place dans la lignée directe d’une pop nourrie à l’Europe et qui aurait grandit au Canada. Le groupe anglais nous fait faire ainsi son tour du monde de la pop actuelle, de la plus jolie des façons, aussi inspirants qu’inspirés, aussi belle que bête comme l’écrivit Baudelaire ; telle une procession magnifique, aveuglante et éperdue.

22 commentaires

The Rest est là, je suis heureux ;-)

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Mes 50 meilleurs albums de 2009 http://bit.ly/8AavHz #finilestops

Très beau top, le plus éclectique aussi. T’es un de ceux (avec Twist) qui a le plus mélangé les genres (pop, rock, électro, hip-hop, folk). Du coup j’en connais pas la moitié, de belles découvertes à venir. Merci.

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RT @auboutduchemin: Mes 50 meilleurs albums de 2009 http://bit.ly/8AavHz #finilestops

De rien !

Pour l’éclectisme, c’est vrai que j’aime bien écouter un peu de tout, donc ça aide fortement (j’ai grandi avec du rap à la base), et particulièrement cette année, j’ai trouvé l’année rock un peu moins fourni que les précédentes. J’ai écouté plus d’autres choses, ce qui se ressent dans ce bilan finalement.

Après, sur mon ressentiment, je me contenterai de citer Darnielle des Mountain Goats : « Ca m’inquiète toujours de penser que je suis un dilettante: Je connais pas mal de choses sur divers sujets, mais ne possède pas une grande connaissance de la plupart. » :)

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RT @auboutduchemin Mes 50 meilleurs albums de 2009 http://bit.ly/8AavHz #finilestops // j'en connais que 10 :-(

Fanfarlo Fanfarlo!!
De belles découvertes en perspective, et petite parenthèse, as tu écouté le Real Estate?

Oui, plusieurs fois même. Bien que plaisant, je n’en ai quasiment jamais rien retenu malheureusement… Un peu comme avec les XX.

rrooo bon tant pis en tout cas 10 en commun c’est déjà pas mal, j’ai pas fait l’effort de compter mais je doute en avoir plus avec d’autres blog…

Ha si 12 avec Twist…

Généralement je tourne entre 10 et 15 avec les autres blogs que je consulte. Tant mieux, il y a de la diversité :)

Tiens le Jon Hopkins c’est une belle découverte.

Cher ami nous en avons 11 en commun. Mais ce qui est drole c’est que les 39 autres disques, je dois en connaitre/avoir écouté la moitié seulement. Foufou. :)

Notamment le Taken By Trees dont je repousse les écoutes depuis des mois pour je ne sais quelles obscures raisons.

Blasphème pour les XX :)

Y’a trop de trucs tentants à écouter. C’est la dernière fois que je viens ici.

L’album des Noah And The Whale est vraiment superbe. Merci pour ce post qui m’a permis de découvrir de nouveaux sons.

Oh bah j’espère que tu reviendras quand même de temps en temps hein ;)

@Twist : Ca m’a fait la même lorsque j’ai découvert ton classement. Du coup il me reste encore des albums 2009 à écouter. Moi qui pensait m’en être débarassé… :)
Bonne année à toi également !

@Lili : Nous sommes bien évidemment d’accord sur le Noah And The Whale. Et bienvenue !

Oubli blasphématoire dans la listes de courses; si vous n’avez pas encore entendu ce dont sont capables des Clones-musiciens, passez à l’occasion les voir sur http://fr.akamusic.com/lesllbellullsuedoizz
Vous verrez que les prouesses bio-technologiques portent leurs fruits et résistent à la gravité avec grandiloquence.

Je n’aime pas les tops, mais j’ai aimé parcourir les tiens, découvrant ça et là de belles choses à côté desquelles j’étais passée trop vite !

Découvertes intéressantes ! Merci.

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