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Je me souviens de cette fois où j’ai ressenti pour la première fois cette sensation morbide de regretter la mort de quelqu’un que l’on n’a pas connu. Dont on ne connaissait même pas l’existence jusqu’alors, quand tout d’un coup, il nous manque. On se contracte. La confusion prend place tandis que l’objectivité s’étend à prendre des proportions insoupçonnées. A ma première écoute de Either/Or, Elliott Smith me manquait, comme si je l’avais connu toute ma vie.
Quand Pimp C est mort il y a deux ans, UGK prenait d’un coup une toute autre dimension. La marge de progression était définitivement arrêtée, toute leur œuvre était finalement empilée, là, sur une de mes étagères, et ne serait plus fournie d’aucun disque. De savoir qu’une si brillante carrière se ponctuerait par le souvenir d’un « Int’l Players Anthem » magnifique, avait quelque chose de majestueux, de solennel.
Forcément, l’appel de l’album posthume pouvait faire grincer… UGK 4 Life. « The Pimp & The Bun ». Un hommage discret, néanmoins marqué d’une empreinte, d’une présence. Rien que pour ça. Derniers mots, dernières rimes. Dernier tour d’honneur. « The Pimp & The Bun ». UGK 4 Life.


Un commentaire
Je crois que je n’avais jamais écouté ce groupe. Très bon avec sa voix (sample?) à la Marvin.
Say it, say it now