Il y a quelque chose de foncièrement inquiétant dans ce « All Right ». Tout laisse pourtant à penser que tout ira pour le mieux, tel qu’il le prétend. La rengaine est légère et douce. La mélodie rassure, l’ouverture se veut rassurante, une voix synthétique esquissant quelques paroles tandis que Jim Noir nous murmure cet air doux et lascif.
Puis sans s’y attendre, Jim Noir chante en démultipliant à la fois son chant et ses chœurs. Cette omniprésence titille, comme un signe de schizophrénie ou une volonté de présence totalitaire. Puis ce « All right, I will come to you » chanté et répété sans fin imprègne l’esprit pour ne plus s’en aller. Cette phrase obsède et vous suit. Elle vous hante et ne veut plus vous quitter.
Puis l’on se rend compte de l’emprise hypnotique de Jim Noir. Il nous mène sur les terrains battus pour mieux nous perdre. Il nous prend la main pour nous lâcher au loin. Au loin, près de sa propre vérité. Au loin, près de notre propre inconscient.


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Say it, say it now