On entend dans « Frozen Lake » ces grands espaces mélodiques les échos d’Explosions In The Sky ou de Mogwai, ces grandes aventurées post-rock aux compositions amples et aux instrumentations diffuses. Ce sont pourtant de Clermont Ferrand que proviennent ces ambitions lyriques très américaines. Maniéré et influencée, la musique du Delano Orchestra n’en demeure pas moins efficace.
Ce murmure en prologue aurait été clairement de trop s’il s’en était suivi d’une envolée vocale correspondant aux schémas du genre. Non voulu, ou non pu, en tout cas ce pied-à-terre vocal demeurera tout le long pendant que les instruments déconstruisent l’environnement sonore. Cette constante, ce chant implacable tandis que tout autour s’emporte, est ce qui rend ces guitares plaintives d’autant plus poignantes.
« Frozen Lake » est une déclaration d’amour. L’humilité d’une voix ténue. Les guitares criant cette sentimentalité maladive. Le battement sourd d’un cœur qui palpite.


Un commentaire
Oula! Mais c’est que ça me plait beaucoup beaucoup didonc! o_O
Say it, say it now