« We’re Always Waiting » débute sur cette infantilisante et vintage mélodie 8-bit rappelant nos premiers jeux vidéos tout pixellisés, mais à l’amusement infini. Puis vient Jona Bechtolt nous contant ses questionnements d’éternel adolescent. Ces tergiversations sur la disparition de l’insouciance au profit des responsabilités des choix, de la facilité perdue et de la matérialisation des manques existentiels hantent ainsi ce léger soufflé pop.
Mais ce qui transparaît surtout de ce « We’re Always Waiting » est cette perdition dans une vie actuelle où l’on est censé tout avoir, où les acquis sont incomparables aux générations précédentes. Etre adulte aujourd’hui renvoie fatalement à une nostalgie, à une quête à l’aveugle de ce qu’on aimerait savoir vouloir. Car on semble à la merci de problèmes inexistants même lorsque l’on n’en a pas. Pour l’électro-choc causé par ces remises en question.
Alors on se replonge dans la seule période de sa vie où l’on était véritablement heureux, un come-back intrusif et nostalgique dans notre enfance, où pour les plus happy few privilégiés dans ce monde, cette période rimait avec l’insouciance, pure. Être adulte, ça craint. Parfois.


Un commentaire
Salut,
par hasard et en cherchant à me renseigner sur Emily Jane White, je tombe sur votre audioblog. Au départ, je pense que c’est un blog de photographies (très jolies), et puis ces pages allies image et sons…et pas n’importe lesquel(le)s! bonne continuation…h’
Say it, say it now