Le renouveau passe par une démarcation du présent d’avec son passé, révolu, absorbé. Encore faut-il l’accepter et l’assumer, et le comprendre, pour avancer. La perduration provient à la fois de l’héritage en bagages et de l’infime brin d’immortalité intrinsèque qui vient briller de mille feux.
Big Boi, dans l’attente de son album solo, nous sert en amuse-bouche, une croisée de fers inter-générationnelle, multi-directionnelle. D’un rap consciencieux proviennent des émanations passéistes, mais aux relents modernes. Au détour de beats minimaux, post-gangsta nineties et d’un sample irréel des Isley Brothers, la boucle s’écarte de son chemin elliptique, faisant place à un pan entier de son origine.
Eternel couple millénaire, indépendants mais indissociables, Big Boi et Andre 3000 ne peuvent s’empêcher de trouver leur renouveau dans leurs bases. Comme pour signifier leurs capacités innées à ne jamais s’arrêter de grandir, les influences telles des racines, le mic et les mots tels des ailes de passage.


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Say it, say it now